Présentation du spectacle
Luc Amoros accueille, dans son atelier, une centaine d’enfants autour d’un célèbre plat méditerranéen. Puis, après avoir modelé un labyrinthe, d’un sable spécialement importé de Crète, il va leur montrer les dessins préparatoires de son nouveau film sur Thésée et le Minotaure, choisir, parmi l’auditoire, son acteur principal, et lui faire tenter quelques bouts d’essai. Il va aussi... Mais, secret !
Tous ces gestes et bien d’autres encore, exécutés sous les yeux des enfants, parfois même grâce à leur aide, ne seront pour lui que des prétextes à leur raconter le monde à sa manière ; un discours ininterrompu, une causerie plutôt, semée de souvenirs reconstitués et réenchantés, ponctués de digressions poétiques et philosophiques, d’anecdotes scientifiques ou bien de réflexions très ordinaires sur la vie ou le monde. En somme, une rencontre entre un adulte d’aujourd’hui et des enfants d’aujourd’hui ; à la croisée des sentiers du théâtre, de la pédagogie et d’un quotidien réinventé.
Le mot de l'auteur
Voici une expérience dans la lignée de mes précédents textes de théâtre pour les enfants (Monsieur Grant, L’œil nu, La nuit où tu m’aimeras, Une pluie de pianos), où j’ai affirmé mon intérêt particulier pour le monologue au théâtre, explorant à chaque fois de nouvelles manières de relations entre un personnage seul et un public d’enfants spectateurs. J’y renouvelle aussi le besoin de préserver, chez ces derniers, une part active de création personnelle dans leur approche de la représentation.
Ici, mes textes sont constitués d’anecdotes personnelles authentiques, de souvenirs reconstitués de ma propre enfance ou de mon expérience de père et je m’attache à les conduire, imperceptiblement, à mesure qu’ils se déroulent, vers un dénouement fantastique. Si ces textes donnent lieu à de nombreuses digressions, d’ordre poétique ou philosophique, inséparables du propos lui- même, ils sont, avant tout pour moi, l’occasion de relier les enfants au mythe, en l’occurrence celui de Thésée.
Luc Amoros
Fiche technique
Mise à jour du 22 Novembre 2008
Contact Vincent Frossard, régisseur
06.08.64.36.50
vincent@lucamoros.com
Espace de jeuLa scénographie du spectacle occupe 15m sur 13m en incluant trois gradins d’une jauge totale de 100 personnes ainsi que la régie. Le noir est indispensable mais il n’y a pas besoin d’accroches.
Ce que la compagnie apporte :
- Une moquette (classée M3) de 15 m sur 13.
- Un décor constitué d’un labyrinthe réalisé à partir de 80 cartons (ignifugés, classé M2).
- Trois gradins nomades h = 50 cm (structure acier, planches en Pin massif ép. 30 mm ignifugées).
Lumière Ce que la compagnie apporte :
- 4 pieds lumière.
- 4 PC 650.
- Ensemble de Mickeys, PAR 20, mini découpes et accessoires lumineux.
- Console lumière.
- Cordon DMX, prolongateurs.
- Bloc gradateur de 24 x 2 Kw, P17 63 A.
- Régie vidéo (mélangeur, incrustateur, caméras).
Ce que la compagnie demande :
- 1 multi de 6 circuits de 40 m, 5 prolon de 15m, 10 de 10m.
Son La compagnie est indépendante pour le son.
Planning- Montage : 2 services de 4 h pour trois personnes + un filage technique de deux heures.
- Démontage : Un service de 4 heures pour trois personnes.
Divers - Utilisation d’un effet avec du papier Flash.
- Utilisation d’une bougie.
- Un point d’eau à proximité est nécessaire.
La possibilité d'utiliser une cuisine sur le lieu serait souhaitable
Voir la fiche technique en téléchargement et nous consulter de toute manière en fonction du lieu.
Presse
La Montagne, jeudi 17 décembre 2010Voyage entre ombre et lumièreEntre fiction et réalité, entre légèreté et profondeur, Luc Amoros transporte son auditoire dans des univers parallèles, à travers un labyrinthe de surprises.
Moteur. Action… « Les vents me sont favorables », se réjouit Luc Amoros. Faut-il y voir un signe ?
La jeune Alizée vient d’accepter, sans peur et sans reproche, d’endosser le costume de Thésée pour s’en aller défier le légendaire Minotaure.
Un monstre effrayant dont l’apparition déchaîne cris, mais aussi rires, chez un jeune public subjugué, transporté dans les différents univers proposés par l’artiste.
Un monde fait de légendes, d’histoires, de réflexions et d’expériences personnelles, oscillant entre ombres et lumières. Un monde parfois terre à terre, consacré à la fabrication d’un banal couscous. Du moins le pense-t-on. Jusqu’à…
Impossible d’en dire plus afin de ne pas trahir le secret. Et laisser le loisir aux spectateurs d’aujourd’hui de se laisser porter, suspendu au fil d’Ariane, dans le dédale d’émotions et d’échanges qui leur est réservé. A suivre…
Virginie Fillâtre
Les Dernières Nouvelles d'Alsace, 21 octobre 2009Festival enfant-phare, Comédie de l'Est (Colmar)Le mythe de Thésée pour jeune public - Au cœur du labyrinthe« Je leur construisais des labyrinthes… », dernier spectacle jeune public de Luc Amoros, raconte à la fois poétiquement et drôlement le mythe de Thésée, entre conte, théâtre d’ombres, vidéo et cuisine. Surprises garanties.
Le décor est en carton, tout bêtement des cartons d’emballages qui cachent en réalité un labyrinthe. Au milieu de cette enceinte légère, des bancs disposés comme dans une arène, et un établi sur lequel chauffe une grande marmite.
Car Luc Amoros convie son jeune public dans l’Antiquité, mais aussi dans sa cuisine, pour une « dînette » sur le mode de la conversation : « J’ai construit un labyrinthe, comme je le faisais pour mes enfants, je leur racontais la vie, je leur faisais à manger en même temps. »
L’histoire de Thésée, de son amour (et fil d’) Ariane, de son combat contre le monstrueux Minotaure, dans l’obscurité du dédale, nourrit la narration.
Fidèle à son goût pour un « art pauvre » et la récupération, sur le fil de débuts dans le théâtre d’ombres, Luc Amoros use d’accessoires et de « trucs » simples, cartons donc mais aussi bougie, découpages, sable et petits cailloux.
Il ajoute au conte, aux ombres chinoises et à la musique le tournage d’un petit film. Il n’a pas de comédien, c’est donc dans l’assistance qu’il cherche son Thésée. Solliciter ainsi un jeune acteur est un défi. Luc Amoros le dirige en direct, avec la part d’incertain que cela peut avoir.
Un principe déjà exploré pour des spectacles de rue, avec sa compagnie. D’ordinaire metteur en scène, Luc Amoros est par ailleurs sur scène, seul, un autre défi.
Si un enfant est particulièrement mis à contribution, le spectacle offre en réalité un petit rôle à tous, et son interactivité est bien réelle. Mais le succès de l’entreprise dépend aussi du degré de surprise, il convient donc de ne pas trop en dire.
« Je leur construisais des labyrinthes… », créé la saison passée à la Halle Verrière de Meisenthal, où sa compagnie est en résidence permanente, tourne sur une centaine de dates cette année.
Une nouvelle création est annoncée pour le printemps, Page blanche, « au singulier même si elles seront nombreuses », spectacle pour douze comédiens, très graphique et plastique, avec pour toile de fond un grand échafaudage. Ou comment passer de l’intime au spectaculaire.
Myriam Ait-Sidhoum
Le devoir de Montréal, presse francophone, vendredi 13 novembre 2009Théâtre jeunes publics- un labyrinthe comme terrain de jeu à Méli'mômeReims- Les arbres fruitiers sont en fleurs, les feuilles ont déjà barbouillé de vert le moindre parc de la ville et le soleil se fait même brûlant sur les terrasses ; mmmm ! Mais, il y a, surtout, que des spectacles étonnants sont venus confirmer à quel point cette exceptionnelle vingtième édition de Méli’môme est truffée de brillantes remises en question des formes théâtrales.
Après l’éblouissant Moi seul de Laurent Dupont et avant de voir (ce samedi en après midi) les plus récentes créations de Ramodal et du Fil rouge, deux des piliers du jeune public en France, ce fut le choc jeudi matin devant l’audace et l’intelligence de Je leur construisais des labyrinthes, de la compagnie Luc Amoros, un spectacle destiné aux enfants dès huit ans.
Audace, parce que la chose ne ressemble à rien de ce que l’on connaît. Cela s’amorce sous la forme presque anodine du conte et réussit à la fi, après avoir abordé le théâtre d’ombres- qui a longtemps caractérisé le travail de la compagnie-, le jeu de rôle via « l’incrustation vidéographique », comme on dit ici, et même la cuisine et la mythologie, à proposer aux enfants une rencontre inspirante. Rencontre qui les amène d’ailleurs à s’engouffrer, à la suite d’un jeune Thésée sorti des rangs de l’assistance, dans l’impressionnant labyrinthe de carton qui occupe presque tout l’atelier du conteur-cinéaste. C’est un spectacle particulièrement exaltant, physique (on y mange aussi !), comme on n’imaginait pas que le jeune public puise l’être. En bousculant les formes établies, en les multipliant plutôt, en faisant de la scène une sorte de terrain de jeu qui propose aux enfants d’affronter même leurs peurs, on touche là à ce que l’on pourrait appeler un « théâtre du défi ». Etonnant ! comme on vous le disait déjà en début de semaine.
Que du feu !
Michel Bélair (à Reims à l’invitation du festival Méli môme)