Page blanche

Présentation


Présentation du spectacle

« Le monde n’existe que s’il est peint et chanté » disent les initiés aborigènes d’Australie. Pour nous, la ville n’existe que si ses murs chantent et peignent son histoire.
En images, débordant de couleurs et en musiques de fête.
Ici et maintenant, à mains nues, à voix nues.
Comme un contre-feu au débordement d’images stériles qui ne nous racontent plus le monde mais tentent de nous le vendre, images publicitaires qui ont squatté chaque interstice de la ville et le moindre espace disponible de nos rétines; de la plus étroite venelle de nos hameaux dont chaque fenêtre reflète une scintillante et familière lumière bleutée jusqu’aux façades gigantesques des gratte-ciels de Shangaï qui vomissent jour et nuit leurs images hypnotiques d’un monde vitrifié et parfaitement fini.
Comme une proposition faite aux passants de se réapproprier leur espace en y inventant des histoires propres à le réenchanter, des histoires à élargir notre horizon.

Couvrant un grand échafaudage adossé à une façade de la ville, comme une immense page blanche offerte, des toiles tendues vont se couvrir d’images peintes ou gravées en direct, au vu et au su des passants rassemblés ; fresque collective ou bande dessinée déferlante, composée et mise en voix par une demi-douzaine de jeunes peintres-chanteurs d’Europe: une histoire, des histoires…

Objet monumental complètement intégré à l’architecture urbaine, c’est un échafaudage construit sur un immeuble, si possible bien connu des autochtones et peut-être même emblématique de la ville, qui offrira le support aux images de notre nouveau projet. Outil principal du ravalement des façades, il est le premier témoin de la rénovation architecturale. Comme support de nos images, il endossera le rôle double et paradoxal d’écran et de révélateur de l’envers des façades.

Formellement, les écrans de notre échafaudage pourraient présenter soit la forme d’un grand mur d’images, ou encore celle d’une immense page de bande dessinée aux cases blanches, prêtes à s’animer. Sous l’action de nos mises en peinture, gravures et autres gestes graphiques va naître un processus narratif inédit, insolite dans sa mise en œuvre et sa composition, dynamique et festif dans son déroulement.

Ce que les six peintres-chanteurs accompagnés du musicien chef-d’orchestre, joueront, écriront, peindront, pourra aussi être sous-titré dans la langue supposée du public, à travers le vaste monde.

Nous pourrions nous considérer comme les héritiers des colporteurs d’images, d’estampes et de livrets d’histoires illustrées qui parcouraient l’Europe depuis l’invention de l’imprimerie jusqu’à celle de la photographie. Aussi comme ceux des montreurs d’ombres ambulants, qui, de l’Extrême-Orient aux rives de la Méditerranée offraient à la lueur de leur flamme, la vision d’un monde foisonnant de dieux conquérants mais aussi par la même occasion un certain reflet, plus prosaïque, de la société des hommes.

L’invention du cinéma, à la fin du 19ième siècle, celle de la télévision et plus récemment d’internet, ont bouleversé notre rapport aux images. Dans une certaine mesure celles-ci jouent aujourd’hui, dans notre relation à un monde « fini », globalisé, le rôle que jouaient les vitraux des cathédrales dans le microcosme chrétien du Moyen-Âge.

Notre spectacle suggèrera au spectateur, par sa forme et son « mode opératoire », d’adopter , face au pouvoir des images, une posture critique.
C’est une sorte de pause décalée, festive et ludique, au cœur de la ville, où le passant sera invité à réfléchir, malgré lui ou consciemment, à la nature des images qui ont envahi notre quotidien au point de devenir un des vecteurs prépondérants de notre rapport au monde.

Luc Amoros

Vidéos

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Petit montage vidéo - Las Palmas de Gran Canaria / juillet 2012



L'équipe


L'équipe


Luc Amoros,
conception, texte, mise en scène et en images
Richard Harmelle
, composition musicale
Vincent Frossard
, conception technique et construction
Joseph Kieffer
, conseil graphique
Mathieu Desanlis
, administration
Gwenaëlle Plougonven, production, diffusion, communication

Avec les interprètes :

Agnès Bourgeois, Katharina Ernst, Pierre Biebuyck, Suzanne Berelowitch, Sylvie Eder, Lou Amoros-Augustin ou Aude Ardoin, peinture, gravure, chant
Jérôme Fohrer
, musique

Avec les techniciens :

Vincent Frossard, régie générale
Martin Descourvières
, régie plateau et lumières
Emmanuel Coutin
, régie plateau et lumières
Emmanuel Haessig,
régie son.

Pratique


L'essentiel en pratique

Spectacle pour tous publics, dès la nuit tombée, pour grands espaces couverts ou non
Un grand échafaudage de 10m sur 10, adossé à une façade, dans un lieu de votre territoire
Durée une heure
Jauge : jusqu’à 2000… ? 3000 personnes ? Selon le lieu… et votre envie…

Contact technique
Vincent Frossard, directeur technique
00 33 (0)6 08 64 36 50
vincent@lucamoros.com


Presse


Presse

Le Républicain Lorrain, lundi 8 juin 2009
La peinture et le chant essences du monde

La compagnie Luc Amoros a créé samedi soir à Vic-sur-Seille le spectacle « La page blanche », à l'aide d'images peintes ou gravées en direct sur des vitres de plexiglas. Une idée simple, des symboles forts.

« Si le monde n'existait que lorsque nous le peignons, le chantons et le dansons… »
Une phrase qui résume l'état d'esprit de cette « Page blanche ».

Vic-sur-Seille a vécu un paradoxe en direct samedi soir, grâce à la compagnie Luc Amoros, qui après être restée en résidence à la Halle verrière de Meisenthal, a proposé un spectacle novateur, tout public, sur la place du Palais. Le contraste est en lien avec l'exposition Emile-Gallé, où chacun s'étonne du travail de détail des maîtres verriers, les pièces traversant le temps avec le même éclat. Le spectacle, co-organisé par le musée départemental et l'association Moselle arts vivants était, lui, un hymne à l'éphémère, l'art étant considéré comme appréciable sur le champ et invendable. Un sympathique pied de nez.
A la tombée de la nuit, six comédiens et plasticiens ont pris place sur un échafaudage, masqué par des vitres servant de palettes, la troupe devant créer et révéler le fruit de son imagination au bout du pinceau.Chacune des vitres en plexiglas est devenue un objet modulable, intégré à une chorégraphie collégiale, bercée par le son d'une musique alliant mélopées arabes, voix polynésiennes, rythmes brésiliens ou tambours africains. Les comédiens équilibristes alternaient entre chants, dessins et citations inspirées par Luc Amoros, metteur en scène qui a concocté cette bande dessinée vivante et inédite. « Soixante ans après Hiroshima, comment peut-on assister aux feux d'artifice du 14 Juillet ? », demandait un artiste au moment où prenaient forme des idéogrammes sur la palette géante.
Au fil de ce spectacle, un festival d'images s'est offert aux yeux du public. Pour disparaître aussi vite. « Si le monde n'existait que lorsque nous le peignons, le chantons et le dansons… Il n'y a nulle image à prendre, aucune image à vendre. » Une phrase qui résume l'état d'esprit de cette « Page blanche ».
Yann Arthus Bertrand, à la fin d'un documentaire, précise combien de kilogrammes de kérosène lui ont été nécessaires. Samedi soir, les comédiens ont fait savoir que 200 kg de peinture ont été utilisés, tout comme 134 pinceaux, 35 éponges et 360 m2 de sacs plastique adhésif. Un étonnant voyage qui valait la peine d'être tenté. Ce spectacle sera bientôt joué à Linz (Autriche), nommée capitale culturelle européenne 2009.

Ph. C.



Le Républicain Lorrain, lundi 8 juin 2009
Couleurs vives et sonores à coups d'émotions

« Le monde n'existe que s'il est peint et chanté », annonçait la compagnie Luc Amoros, qui proposait sur la place du Palais de réécrire une « Page blanche » pleine de poésie et de symboles, touchant le public droit au coeur.

Samedi matin à Vic, d'aucuns se demandaient encore ce qui se préparait sur la place du Palais, un échafaudage recouvrant intégralement la façade d'une vaste bâtisse. « Il y a un spectacle ici ? », demandait un passant. Il y avait bien rendez-vous festif ce soir-là, proposé par l'association Moselle arts vivants. A la tombée de la nuit, six comédiens et plasticiens ont pris place sur la structure, accompagnés par un musicien alternant la contrebasse et la guitare basse. Dès lors, chacun a été convié au rêve éveillé…D'abord les voix d'une mélopée arabe accompagnant les artistes placés derrière des vitres de plexiglas utilisées comme des palettes de peintre, tantôt colorées, tantôt transparentes et promptes à se muer en reflets d'ombres chinoises. Chaque espace devient un objet modulable au gré du vent et du rythme sans cesse entraînant des morceaux choisis. Les carrés sont maniables et intégrés à une vraie chorégraphie où le public ne manque aucune miette, l'écho des tambours africains aidant. « Il en est des peuples comme des espèces, faute de pouvoir se reproduire, ils disparaissent, il en est de même pour les langues… » Les comédiens équilibristes s'expriment entre deux tableaux, ceux-ci étant composés par l'ensemble des six pages blanches posées sur trois étages. Les citations ont été inspirées par Luc Amoros, metteur en scène qui a imaginé cette bande dessinée vivante et inédite.
« 60 ans après Hiroshima, comment peut-on assister aux feux d'artifice du 14 juillet ? », demande un autre artiste au moment où prennent forme des idéogrammes sur la palette géante.Au fil de ce spectacle prenant et bref (un peu moins d'une heure), un festival d'images s'offre aux yeux du public. Et disparaît aussi vite. « Si le monde n'existait que lorsque nous le peignons, le chantons et le dansons… Il n'y a nulle image à prendre, aucune image à vendre ». Tout va très vite et la bulle de plaisir du spectateur éclate, aussi brève qu'intense. Apparaît alors le visage du Christ, mué en image iconographique, puis celui de Van Gogh et son oreille coupée « Le problème avec Dieu, c'est que c'est bien l'Homme qui l'a fait à son image et non l'inverse », comment la voix d'un membre de la troupe. S'enchaînent alors des rythmes brésiliens, puis marquisiens, l'ensemble se terminant par un hommage à Paul Gauguin.
L'étonnant voyage prend fin, mais l'envie de reprendre un aller simple démange déjà pas mal de monde.

Un kaléïdoscope conçu en direct.
La pluie a éloigné nombre de spectateurs samedi soir, alors que le ciel de Vic ne s'est pas trop montré menaçant. Les nouvelles orageuses de Metz, Nancy ou Sarrebourg en ont découragé hélas plus d'un. Le spectacle « La page blanche » sera bientôt joué à Linz, ville autrichienne nommée capitale européenne 2009.Quand Yann Arthus-Bertrand fait un documentaire sur la planète, il précise combien de kg de kérosène sont nécessaires. Samedi soir, les comédiens ont fait savoir que pour composer « La page blanche » quelque 100 kg de peinture noire et autant de blanche ont été utilisés, tout comme 134 pinceaux, 35 éponges et 360 m2 de sac plastique adhésif.

 

Le Républicain Lorrain, samedi 6 juin 2009
Les artistes inventent un monde en direct

Dans le cadre de l'exposition Emile Gallé, la compagnie Luc Amoros composera à la tombée de la nuit "La page blanche", sa dernière création, au coeur de la ville. Les images se mettent en mouvement sur un vaste échafaudage ce samedi à 22 h sur la place du Palais. C'est gratuit, bienvenue à tous.

La compagnie Luc Amoros prépare avec soin la représentation de ce soir.
Les animations et spectacles n'en finissent pas dans l'ancienne cité des évêques, et la création de ce soir risque de surprendre par sa poésie et son originalité. "La page blanche" a en effet été spécialement pensée pour figurer dans un programme européen et sera présentée à Linz (Autriche), capitale européenne 2009. Présenté en avant-première il y a quelques jours à Meisenthal, le spectacle sera joué pour la première fois en plein air sur la place du Palais. Il est proposé par l'association "Moselle arts vivants" et le conseil général de la Moselle.
Pour la compagnie Luc Amoros, la ville n'existe que si ses murs chantent et peignent son histoire. La troupe propose aux passants de se réapproprier leur espace en y inventant des scènes propres à le réenchanter. Ce soir, ils seront porteurs d'histoires à élargir l'horizon des spectateurs.
Sept artistes, peintres-chanteurs et chef d'orchestre, ont commencé hier à installer leur Page Blanche, neuf carrés de toile tendues devant un échafaudage contre l'une des façades de la place du Palais. L'objet monumental, symbole de la rénovation architecturale, doit servir de support aux images qu'ils vont peindre, graver, mettre en voix ou encore écrire dans leur langue d'origine en direct devant le public.Sous l'action de leurs gestes graphiques va naître un processus narratif inédit, insolite dans sa mise en oeuvre et sa composition. Face à celui-ci, au spectateur d'adopter une posture critique le temps d'une pause décalée et ludique durant laquelle il aura loisir de réfléchir à la nature des images qui ont envahi leur quotidien. Luc Amoros choisit ici de mettre le dessin en mouvement, en son et en lumière, pour faire réagir face au débordement d'images stériles et hypnotiques dont regorgent les villes et les campagnes. « On peut dire qu'il s'agit de chroniques enluminées, complètement inspirées de textes, assure le metteur en scène. L'objectif est de voir le processus de création et de l'exposer au public en reconstituant la pensée, puis la création et enfin le partage des émotions. » Les petits textes écrits par Luc Amoros parlent de la vie, de l'art en général. L'échafaudage comprendra trois étages, deux graphistes se posant sur chacun d'eux. « Les tableaux mobiles serviront à reproduire les expressions, comme au théâtre, poursuit Luc Amoros, le tout en musique. Les peintres chanteront aussi sur une partition vocale écrite à partir d'indications de textes et de suggestions d'images. »



Le Républicain Lorrain, vendredi 5 juin 2009
Une Page Blanche s'ouvre sur les façades de la ville

Dans le cadre de l'exposition Emile Gallé, le musée Georges de la Tour et le conseil général ont convié la compagnie Luc Amoros à poser Page Blanche, sa dernière création, sur les façades emblématiques de la ville. Les images se mettent en mouvement ce samedi à 22 h sur la place du Palais. C'est gratuit.

A l'issue de la représentation, l'installation éphèmère aura pris l'allure d'un vitrail de cathédrale.
Pour eux la ville n'existe que si ses murs chantent et peignent son Histoire. La compagnie Luc Amoros propose aux passants de se réapproprier leur espace en y inventant des histoires propres à le réenchanter. En elles-mêmes, les façades de Vic-sur-Seille en disent long sur le passé médiéval de la ville. Samedi ils seront porteurs d'histoires à élargir l'horizon des spectateurs.Sept artistes, peintres-chanteurs et chef d'orchestre, ont commencé aujourd'hui à installer leur Page Blanche, neuf carrés de toile tendues devant un échafaudage contre l'une des façades de la place du Palais.
L'objet monumental, symbole de la rénovation architecturale, doit servir de support aux images qu'ils vont peindre, graver, mettre en voix ou encore écrire dans leur langue d'origine en direct devant le public. Ces montreurs d'ombres ambulants contemporains s'inspirent des pratiques de leurs prédécesseurs qui, de l'Extrême-Orient aux rives de la Méditerranée offraient à la lueur de la flamme la vision d'un monde foisonnant de Dieux, pour offrir un reflet prosaïque de la société des hommes. Ils se considèrent d'ailleurs comme « Les héritiers des colporteurs d'images, d'estampes et de livrets d'histoires illustrées qui ont parcouru l'Europe de l'invention de l'imprimerie à celle de la photographie ».Sous l'action de leurs gestes graphiques va naître, à partir de 22 h, un processus narratif inédit, insolite dans sa mise en oeuvre et sa composition, dynamique et festif dans son déroulement. Face à celui-ci, au spectateur d'adopter une posture critique le temps d'une pause décalée et ludique durant laquelle il aura loisir de réfléchir à la nature des images qui ont envahi leur quotidien au point de devenir un des vecteurs prépondérants du rapport de chacun au reste de la planète.
Luc Amoros choisit ici de mettre le dessin en mouvement, en son et en lumière, pour faire réagir face au débordement d'images stériles et hypnotiques dont regorgent les villes et les campagnes.Durant toute la réalisation de cette fresque collective, de cette bande dessinée déferlante, les associations locales seront regroupées, dès 19 h, sur la place Jeanne d'Arc voisine afin d'accueillir iconophiles et iconoclastes du spectacle vivant, un espace de restauration et d'échanges de commentaires.



Le Républicain Lorrain, dimanche 31 mai 2009
Luc Amoros, le baroudeur du visuel

« La page blanche » est un spectacle proposé par l'association Moselle arts vivants, avec le soutien du conseil général de la Moselle, et s'inscrit dans le cadre des nombreuses animations proposées autour de l'exposition consacrée à Emile Gallé, au musée départemental de Vic-sur-Seille. Ce spectacle sera également joué à Linz (Autriche), capitale européenne de la culture en 2009.
Six peintres-chanteurs accompagnés d'un musicien chef d'orchestre joueront et écriront à leur manière dans la langue supposée du public, le spectacle durant une heure environ.
Luc Amoros est connu pour avoir su renouveler l'art ancestral du théâtre d'ombres en créant son propre jeu d'images : images intimes ou spectaculaires, venues du bout du monde ou proches de nous. Son théâtre surréaliste se compose de légendes indiennes, de contes africains, de mythes européens ou de références au cinéma, c'est une rencontre à la fois universelle et intemporelle où chacun peut trouver ses repères. De belles surprises en perspective.



Le Républicain Lorrain, dimanche 31 mai 2009
Des pages blanches versées à l'enchantement collectif

Plein les yeux et les oreilles, le rêve en plus. A l'aide d'écrans géants, la compagnie Luc Amoros fera vibrer vos sens en installant une scène originale au coeur de Vic. « La page blanche » est un rendez-vous qui est aussi une pure création.

La scène en forme d'échafaudage sera installée Place du Palais.
Samedi soir prochain, le débarquement des artistes fera force de loi dans la nuit vicoise. La façade d'une maison sera cachée par une installation où, tel un kaléidoscope, six écrans feront face à la foule de la place du Palais. Une scène inattendue qui permettra aux comédiens de s'exprimer au fil du spectacle, en laissant apparaître sur ces carrés, des dessins, des scènes de vie accompagnées par le son d'une contrebasse. Entre autres. L'échafaudage se transformera peu à peu en une fresque vivante que chacun pourra apprécier à sa juste valeur…« On peut dire qu'il s'agit de chroniques enluminées, complètement inspirées de textes, assure Luc Amoros, metteur en scène qui, il y a quelques jours, réglait les derniers détails dans l'immense halle verrière de Meisenthal (où « La page blanche » a été présentée en avant-première hier soir). Je tiens à ce que cela ressemble à un tableau en train de se faire, que les plasticiens jettent au public une peinture qui les inspire. L'objectif est un peu de montrer à chacun ce qu'il peut se passer dans la tête d'un peintre en pleine construction. L'objectif est de voir le processus de création et de l'exposer au public en reconstituant la pensée, puis la création et enfin le partage des émotions. »Les petits textes écrits par Luc Amoros parlent de la vie, de l'art en général. L'échafaudage comprendra trois étages, deux graphistes se posant sur chacun d'eux. « Les tableaux mobiles sont en plexiglas, et serviront à reproduire les expressions, comme au théâtre, poursuit Luc Amoros, le tout en musique. Les peintres chanteront aussi sur une partition vocale écrite à partir d'indications de textes et de suggestions d'images. »
Ce spectacle est conçu pour les grands espaces et peut être vu par des centaines de personnes. La place du Palais a justement été choisie pour sa capacité d'accueil. La compagnie Luc Amoros est composée d'une douzaine de personnes, et les artistes ont été recrutés au plan européen.
Le spectacle est « comme une proposition faite aux passants de se réapproprier leur espace en y inventant des histoires propres à le réenchanter, des histoires à élargir notre horizon » est-il précisé.
A chacun de se laisser surprendre…

La voici, à son zénith
Les neuf cadres en Plexiglas, supports de Page blanche montés sur un échafaudage de trois étages, se sont noircis et colorés à coups de pinceaux et couches de peintures sur du film plastique adhésif. (Photo DNA)

Avec Page blanche, spectacle de la compagnie Luc Amoros offert en avant-première internationale à Meisenthal, le troisième festival « Demandez-nous la lune » a atteint son zénith, samedi dans la halle verrière. Un millier de spectateurs s'y est massé à la tombée de la nuit.
A l'image de J'ai demandé à la lune chantée par Nicola Sirkis d'Indochine, un millier de spectateurs s'est accroché à ce doux rêve, samedi soir, au moment de la projection de Page blanche._ Une nouvelle création de la compagnie Luc Amoros, façonnée pour Linz, désignée capitale européenne de la culture cette année, et offerte en avant-première internationale à Meisenthal (voir la page Oxy'Jeunes de l'édition Saverne/Sarre-Union des DNA de vendredi)._ Un magnifique spectacle d'une heure, commencé lorsque le jour s'est couché, ponctué à minuit par des salves d'applaudissements nourris de félicitations en tout genre. Le festival « Demandez-nous la lune » a alors atteint son zénith.
Je peux pas, j'ai piscine
Cette troisième édition avait cependant débuté dans la timidité, samedi en fin d'après-midi, avec une heure de retard. Mais les quinze membres de la fanfare strasbourgeoise Je peux pas, j'ai piscine ont sorti de la sieste un public en grande partie familial._ Les enfants sont même restés affalés dans un transat, couchés par terre ou dans les bras de leurs parents. D'autres ont dormi sur des matelas, éparpillés dans la halle verrière, où ils ont passé une courte nuit._ Hier, à l'heure de l'apéro, les arts de la rue sont revenus en fanfare avec JPPJP ; avant de continuer à rythmer le festival, à travers contes et théâtre d'objets ou burlesque, jusqu'en soirée.

Julien Delattre



Magnifique « Page blanche »

Page blanche : neuf cadres noircis par des « gestes, images, narrations propres à réenchanter l'espace de la cité ». (Photo DNA)

« Page blanche », magnifique spectacle théâtral d'une heure joué par la compagnie Luc Amoros, sera projeté demain à 22 h 45 dans la halle verrière à Meisenthal en avant-première internationale puisque cette création a été façonnée pour Linz, désignée capitale européenne de la culture cette année.
« Pas d'ambiguïtés, je ne veux strictement aucune ambiguïté ». Au micro, derrière la table, Luc Amoros donne ses instructions aux sept interprètes de Page blanche.
Briefing en tenue de chantier, casque sur la tête et harnachés
La nouvelle création de sa compagnie, associée depuis 1998 au Collectif artistique de développement de la halle de Meisenthal (CADHAME), où elle réside de manière permanente. Mardi. J-4 avant la première, offerte à la vallée des Mésanges et qui sera jouée samedi à 22 h 45 dans la halle verrière à l'occasion de la troisième édition du festival Demandez-nous la lune (voir ci-dessous). 22 h10. La nuit tombe. Moment opportun pour le filage. Mais « ça tarde ». « Préparez vos fournitures », lance Luc Amoros à l'adresse des sept interprètes. Ils se hâtent alors et descendent de l'échafaudage pour le briefing. En tenue de chantier, casque sur la tête, harnachés comme des alpinistes. Pour se détendre, les ouvriers-comédiens jonglent avec les grosses boules d'« images froissées » en plastique adhésif._ En toile de fond : la Page blanche de bande dessinée, montée sur un échafaudage de trois étages adossé à une façade. Elle se divise en neuf cadres de Plexiglas, vierges d'écriture ou de dessin. « Essayez d'aller dans le bon tempo, je tenterai de vous suivre », introduit le concepteur, auteur des textes, metteur en scène et images. « Pas de questions, on y va. » « Souriez, c'est important », répète son assistante, Brigitte Gonzalez, debout à ses côtés.

« Gestes, images, narrations propres à réenchanter l'espace de la cité »
Page blanche débute en musique. Le contrebassiste Jérôme Fohrer donne le la. Devant lui, les sept acteurs montent la voix ; avant de grimper à l'échafaudage pour vingt minutes de « gestes, images, narrations propres à réenchanter l'espace de la cité ». Une première couche de peinture noire sur des cadres redevenus blancs en l'espace d'un retournement, à nouveau du noir ensuite pour l'illustration d'une magnifique Page blanche sur laquelle une histoire se forme au rythme impulsé par les mains de Jérôme Fohrer sur sa contrebasse et les voix enchanteresses des interprètes.

« Contre-feu au débordement d'images stériles »
« Comme un contre-feu au débordement d'images stériles qui ne nous racontent plus le monde, mais tentent de nous le vendre ; images publicitaires qui ont squatté chaque interstice de la ville et le moindre espace disponible de nos rétines : de la plus étroite venelle de nos hameaux, dont chaque fenêtre reflète une scintillante et familière lumière bleutée, jusqu'aux façades gigantesques des gratte-ciel de Shanghai qui vomissent jour et nuit leurs images hypnotiques d'un monde vitrifié et parfaitement fini ». Au départ, sur le cadre situé en haut à gauche : des petits ronds, puis des traits, et enfin des cercles ou de simple points d'ancrage ; avant les lettres, mots, phrases. Page blanche se noircit.

Julien Delattre

Partenaires


Nos partenaires


Une création IN SITU
IN SITU, réseau européen pour la création artistique en espace public, financé avec le soutien de la Commission européenne (programme Culture 2000).


Une coproduction de la compagnie Lucamoros avec :
Linz 2009 Capitale Européenne de la Culture et Pflasterspektakel

et les aides à la création de :
l’Atelier 231 - Sotteville-les-Rouen
le fourneau en Bretagne - Brest
l’Abattoir – Chalon-sur-Saône
le Moulin fondu - Noisy-le-Sec

Centres Nationaux pour les Arts de Rue :
Moselle Arts Vivants, La Halle Verrière - Meisenthal,
Le Hangar- Amiens, l'Usine- Tournefeuille-Grand Toulouse,
Et CulturesFrance en convention avec la DRAC et la Région Alsace
Aide à l’écriture 2007 de la SACD et du Ministère de la Culture.
Avec le soutien du dispositif Auteurs d'Espace public 2010 (SACD).

La Compagnie Lucamoros est en convention avec le Ministère de la Culture et de la communication-Direction Régionale des Affaires Culturelles d’Alsace, subventionnée également par le Conseil Régional d’Alsace, le Conseil Général du Bas-Rhin et soutenue par la Ville de Strasbourg.