Présentation
La Halle Verrière, d'abord un projet...
Une rencontre avec un territoire, dans La Halle, autour de La Halle, en musiques, théâtre et art plastique.
Des artistes au travail, en résidence d’écriture, de recherche ou de production, qui veulent aussi se frotter au monde de l’éducation, au pari de la transmission.
Rencontres, ateliers de pratique, répétitions ouvertes, sorties de résidences, Journées à La Halle qui rassemblent tout au long de l’année jeunes ou moins jeunes, enseignants et artistes-intervenants autour d’une démarche de création.
Couronnement de ce processus, cerise sur le gâteau : des moments festifs autour des oeuvres réalisées, ateliers, concerts, expositions, spectacles amateurs ou professionnels : des Week-ends à La Halle !
Un travail de longue haleine, à mener sur le long terme…
Luc Amoros à la Halle Verrière de Meisenthal
En 1998, Luc Amoros a rejoint le Cadhame pour mener le projet de réhabilitation et de transformation de la Halle Verrière de Meisenthal en lieu d'échanges artistiques originaux.
La Halle Verrière, à Meisenthal, dans le Pays du verre et du cristal, au cœur du parc des Vosges du Nord, entre Saverne et Bitche, à une heure de Strasbourg ou de Metz ( Département de la Moselle, Région Lorraine).
www.halle-verriere.fr
L’une des vertus du théâtre, précieuse et toujours actuelle, est d’organiser cet espace, rare, où tout à la fois le divertissement et le débat, le plaisir des sens et la pensée, le jeu et la réflexion critique, peuvent naître de la confrontation vivante et sans intermédiaire d’un public avec des oeuvres d’artistes. Nous sommes pour notre part, convaincus, et chaque jour davantage, que son avenir passe par la défense et la diffusion des valeurs qu’il véhicule auprès des publics les plus jeunes.
Cette mission doit, à notre sens, être confiée principalement à l’Ecole dans le cadre d’une authentique politique publique d’éducation artistique, à la fois par des programmes volontaristes d’enseignement artistique et le soutien véritable à des formules d’interventions d ‘artistes en milieu scolaire.
C’est tout le sens de notre engagement à Meisenthal dans des formes d’actions corollaires à notre projet de création, à savoir : Un foyer d’échanges artistiques – la création en marche comme moteur de l’éducation artistique et d’innovations pédagogiques.
Rappelons, s’il en est besoin, qu’il serait absurde dans un tel lieu de proposer la diffusion intensive de spectacles, expositions ou « autres produits de consommation culturelle ». Une « Halle de Meisenthal » réhabilitée n’en devra pas moins abriter une intense et quotidienne activité artistique ; de celles qui se goûtent loin des grands tremblements médiatiques, qui fondent l’engagement d’un artiste au cœur de la société d’aujourd’hui et en particulier dans les lieux les plus reculés ; de celles qui justifient notre vocation à sensibiliser les publics de tous âges et de toutes conditions à la chose artistique.
Notre projet à la Halle de Meisenthal, outre d’implanter un foyer quotidien d’invention et de recherche, consiste à offrir à d’autres artistes, constitués en compagnies ou regroupés pour l’occasion, les conditions d’une résidence de création. Cette résidence pourrait être une simple étape d’une démarche de création plus vaste, l’aboutissement d’un processus déjà entamé ailleurs, ou encore le cadre unique d’un projet spécifique.
Ce projet de création devra nécessairement s’accompagner, dans son déroulement, d’un programme d’échanges entre les créateurs et le monde des enfants, en particulier des enfants à l’école. Car, si la création et la recherche doivent pouvoir trouver ici certains moyens de leur épanouissement, elles nous intéressent précisément, à Meisenthal, pour ce qu’elles offrent de possibilités d’échanges avec le monde de l’éducation.
Et si le projet artistique relève évidemment de l’unique et entière responsabilité des artistes en présence, la dimension pédagogique de la résidence sera envisagée en concertation avec les partenaires de l’éducation, notamment les enseignants des classes concernées, soit selon les procédures existantes si elles correspondent à la nature du projet, soit sous des formes à inventer pour l’occasion.
En effet, cette initiative, par l’émulation créatrice qu’elle suscitera, doit, à notre sens, répondre à la nécessité d’inventer en permanence de nouvelles formules de rencontre entre artistes et enfants, enseignants et éducateurs, d’initier de nouveaux scénarios d’échanges entre monde de l’art et école.
Aussi, seront retenus les projets de créateurs qui intègrent dès leur ébauche, la tentative de joindre le public par des chemins différents de celui de la simple diffusion de l’objet artistique fini ; qui ouvrent le processus même de création à la participation du public, en préalable à la fréquentation, ô combien précieuse, des œuvres elles-mêmes.
Au-delà des enfants, des éducateurs et des enseignants, ce sont les citoyens dans leur ensemble que nous tentons depuis 8 ans à Meisenthal de sensibiliser aux enjeux très imbriqués de la création et de l’éducation artistiques.
Car c’est bien dans sa dimension de « place publique », où l’on échange et partage, où l’on confronte et débat, que la Halle de Meisenthal s’est rêvée, et que nous entendons la reconstruire aujourd’hui.
Luc Amoros
la Compagnie à la Halle
La Compagnie à la Halle
La Compagnie Luc Amoros à la Halle Verrière de Meisenthal pour une résidence-association bien construite autour du développement du projet de rencontre entre la création artistique et les habitants
Bientôt dix ans depuis l’acte fondateur de notre action à la Halle.
Bientôt dix ans d’ateliers et de Journées à La Halle.
De premières années de défrichage aux quelques années de travaux jusqu’au plus récent développement du temps fort « Demandez-nous la lune » en mai, les ateliers et résidences se sont succédés.
Notre action à La Halle, en partenariat étroit avec le Cadhame, semble être appréciée, tant par les tutelles que par les enfants, habitants et enseignants du territoire, pendant que nos créations continuent à tourner en France, à l’étranger, mais aussi en Alsace et Lorraine…
Les ateliers se sont développés en nombre, les Journées à La Halle font le plein, et même le trop-plein…, quand les premières tentatives confidentielles de soirées tout public en 1998 sont devenues ce Week-end à La Halle qui a attiré plus de 1000 personnes l’année dernière.
Quelque chose qui s’est construit avec ce territoire, bien au-delà d’un simple lieu de répétition pour nos spectacles ou d’un centre classique de diffusion théâtrale.
Nous sommes déterminés à poursuivre dans cette voie, et garder le cap, mais, aujourd’hui, les moyens manquent au regard de l’exigence qui est la nôtre.
Cette exigence, c’est celle que nous avons dans la réalisation de nos spectacles, de ne jamais nous reposer sur un acquis, d’aller défricher d’autres domaines, de refuser la routine d’un processus établi.
C’est cette même exigence qui nous anime quand nous imaginons le devenir de notre action.
Exigence d’un projet qui ne se repose pas sur ses premiers lauriers, mais qui se remet en question pour mieux atteindre ses objectifs et développer son audience.
Repréciser l'objectif, se donner les moyens de l'atteindre
Comme nous le proposions dès 1998 (cf. texte ci-dessous), ce lieu doit devenir un creuset quasi permanent de rencontres et d’échanges entre les mondes de la création artistique et de la transmission pédagogique.
Au-delà de ce qui a été accompli, il faut développer ces moments de rencontre avec les habitants et les établissements du territoire des Vosges du Nord, principalement, mais sans exclusive (nous touchons déjà des classes jusqu’à Strasbourg), en temps comme hors-temps scolaire.
Développer les ateliers de pratique, les Journées à La Halle, voire les week-ends de fête, mais en imposant une qualité exemplaire, sans saupoudrer ou faire du remplissage à tout va.
Cela veut dire, par exemple :
- prendre le temps de la rencontre en amont avec les enseignants et animateurs qui vont être les partenaires des artistes : rencontrer les équipes éducatives, participer à des modules de formation initiale ou continue, créer l’espace et les conditions de la discussion entre pédagogues et artistes avant les ateliers…
- prendre le temps nécessaire pour mener un atelier : un atelier de pratique, ce devrait être, à notre sens, un grand minimum de 20 heures d’intervention artistique pour un groupe-classe, en binôme avec l’enseignant ou l’animateur social, des possibilités ouvertes de rythmes différents de travail (ateliers sur une journée entière ou sur une semaine en résidence à La Halle même…).
- prendre le temps de la rencontre en aval des ateliers, lors des Journées à La Halle qui se tiennent en fin d’année scolaire : temps d’échanges approfondis entre 4 classes au maximum chaque jour, dont deux auraient mené des ateliers sur l’année, deux autres venant en observateurs actifs… Les élèves de ces 4 classes auraient ainsi le loisir d’alterner sereinement présentation de leurs travaux, discussions, pratique d’ateliers courts, découverte d’une autre discipline, découverte du spectacle d’un artiste professionnel, rencontre avec cet artiste.
A notre invitation, l’initiateur d’une démarche exemplaire similaire dans une autre région ou un autre pays (vidéo ou autre support à l’appui) viendrait témoigner de son expérience.
Un témoin (écrivain, plasticien, pédagogue, philosophe…) suivrait la journée et en témoignerait à son tour en direct ou en différé. Une trace en vidéo existe déjà de la sorte mais des seules 3 premières années de notre expérience.
Cette journée serait évidemment l’occasion de la rencontre, à part, entre les 4 enseignants, les artistes-intervenants, le témoin et la compagnie au programme.
Et en perspective de futures aventures communes…
Pour mener des Journées dans cet esprit, si nous visons un minimum de 20 ateliers par année scolaire (ce vers quoi nous tendons dans les faits), cela nécessite de pouvoir étaler ces Journées sur 10 jours scolaires minimum (nous concentrons tout, cette année encore, sur 4 jours, faute de moyens), mais aussi d’avoir les ressources pour gérer en amont les relations avec 40 classes ( trouver ces classes n’est plus aujourd’hui un obstacle, bien au contraire, la demande est forte…).
L’avenir à court terme du projet : des Journées à La Halle tout au long du 3ème trimestre ?
Cela veut dire aussi :
- développer les résidences d’artistes à La Halle, artistes et compagnies qui tous (par accord préalable) devront consacrer un temps de leur résidence à cette mission d’éducation artistique, certains devenant même les fils rouges et animateurs des Journées à la Halle, sous nos auspices.
- créer un atelier théâtre permanent à La Halle, ouvert gratuitement aux habitants plus âgés, adultes et adolescents, animé par la Compagnie Luc Amoros : cet atelier pourrait se tenir tous les mercredis après-midi et soir dans la Halle (boîte noire en hiver).
- Imaginer hors-temps scolaire des ateliers de pratique et des Journées à La Halle avec les CLSH et autres centres d’animation.
Evidemment, ces divers ateliers, résidences, « Journées à la Halle», vont alimenter « Demandez-nous la lune » ouvert à tous publics en fin de saison scolaire, et qui doit porter toujours mieux le témoignage de cette coexistence, à la Halle, d’un programme d’éducation artistique et de la pratique artistique professionnelle la plus exigeante.
Le tissage des représentations professionnelles et des présentations scolaires et amateurs issues de nos ateliers au sein de ce festival n’est pas l’effet d’une démarche démagogique, faussement populaire et « bon enfant », mais celui d’une volonté de témoigner auprès du grand public de tout ce que doit, à notre sens, revêtir la mission d’un lieu public de création et d’éducation artistiques.
Résidences d’artistes
Résidences d'artistes
La Halle Verrière de Meisenthal veut offrir un lien de résidence exceptionnel aux artistes ( individuels ou constitués en compagnie) qui interprètent dès la conception de leur projet de spectacle vivant une « manière » de faire partager aux enfants de « l’école » leur démarche créatrice, les différentes étapes de l’élaboration de leur création.
En effet, s’il n’est pas nécessaire que le projet de création soit destiné au jeune public, c’est dans le cadre d’un programme d’éducation artistique que s’inscrira sa résidence à la Halle.
Les procédures de l’échange artistes /enfants, enseignant, les occasions et le cadre de leurs rencontres sont à inventer au cas par cas en fonction de la nature même de la création et des désirs conjoints des créateurs et des enseignants volontaires réunis pour l’occasion au courant de la saison précédant la résidence.
Les procédures existantes en matière d’intervention d’artistes à l’école seront largement exploitées, mais il nous faut dans un tel cadre en imaginer de nouvelles.
Ces artistes résidents devront en outre, à l’occasion de leur présence à la « Halle » imaginer une manifestation destinée à témoigner auprès d’un plus large public (autres enfants des écoles, tout public, etc…) de leur travail de résidence.
Cette manifestation pourra prendre la forme de nos actuelles « journées à la Halle » (rencontres entre écoles faisant l’expérience de la rencontre avec des artistes) ou encore d’un mini festival thématique ou de toute autre rencontre à inventer.
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